La Coalition Article 64 (C64) hausse le ton après la marche organisée le 15 septembre à Kinshasa et dans plusieurs villes de la République démocratique du Congo. Dans un communiqué publié ce mercredi 17 septembre, la plateforme de l’opposition dénonce les violences survenues en marge de cette mobilisation et met directement en cause les autorités dans la mort de Manassé Lomboto Bomengola, cadre de l’ADDCONGO.

La C64 dénonce la mort de Manassé Lomboto

Selon la C64, Manassé Lomboto aurait été pris à partie lors des affrontements survenus à Limete, avant de succomber à ses blessures à l’hôpital Olympic. L’ADDCONGO avait annoncé son décès mardi soir et réclamé l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les circonstances exactes des faits et les responsabilités éventuelles.

Les accusations contre la « Force du progrès » et les forces de l’ordre

La coalition affirme que les violences auraient impliqué des éléments présentés comme appartenant à la « Force du progrès », avec, selon elle, l’appui des forces de l’ordre. Elle estime ainsi que la responsabilité du président Félix Tshisekedi est engagée et demande que les faits fassent l’objet de poursuites judiciaires.

Ces accusations interviennent alors que le bilan de la manifestation fait l’objet d’une controverse. Dans un communiqué daté du 16 septembre, le gouvernement provincial de Kinshasa avait affirmé qu’aucun décès n’avait été enregistré, tout en faisant état de plusieurs blessés et d’une vingtaine d’interpellations.

La C64 demande par ailleurs la libération des personnes arrêtées lors de la mobilisation, ainsi que le démantèlement de la « Force du progrès ». Elle réclame également que toute la lumière soit faite sur les incidents ayant émaillé la marche.

La C64 maintient son opposition à toute révision constitutionnelle

Au-delà du bilan de la manifestation, la coalition réaffirme son opposition à toute initiative visant, selon elle, à modifier la Constitution dans la perspective d’un troisième mandat présidentiel. La marche du 15 septembre avait précisément été organisée pour dénoncer le projet de référendum et tout changement constitutionnel que l’opposition considère comme susceptible de permettre au président Félix Tshisekedi de briguer un nouveau mandat.

À ce stade, les circonstances exactes de la mort de Manassé Lomboto et les responsabilités dans les violences restent contestées. Une enquête indépendante est notamment réclamée par son parti afin d’établir les faits.


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