L’est de la République démocratique du Congo a de nouveau été secoué par une série de frappes de drones survenues durant le week-end des 23 et 24 mai 2026. Plusieurs zones sous contrôle de l’AFC/M23 dans les Kivu, ainsi que l’aéroport international de Kisangani, ont été visés. À ce stade, aucun camp n’a revendiqué les attaques, tandis que les accusations se multiplient entre les protagonistes du conflit.
L’aéroport de Kisangani visé par plusieurs explosions
À Kisangani, des explosions ont retenti dimanche en fin d’après-midi sur le site de l’aéroport international de Bangboka. Selon les autorités provinciales, neuf explosions ont été enregistrées entre dimanche soir et lundi matin.
Le gouverneur de la province de la Tshopo a confirmé que l’aéroport avait été ciblé, évoquant des bombes tombées sur la zone aéroportuaire. Les autorités privilégient actuellement la piste d’attaques menées par drones, tandis que des analyses techniques sont en cours pour identifier l’origine exacte des frappes.
Deux vols ont été annulés à la suite des incidents. Aucun décès n’a été signalé, mais l’évaluation des dégâts matériels se poursuit. Selon des sources gouvernementales, il s’agirait de la quatrième attaque visant cet aéroport stratégique.
De nouvelles frappes dans le Nord-Kivu
Dans le Nord-Kivu, d’autres frappes ont été signalées dans des zones contrôlées par l’AFC/M23. Le mouvement rebelle accuse les forces armées congolaises d’avoir utilisé des drones pour frapper plusieurs positions.
Parmi les zones touchées figure Rumangabo, où se situe le quartier général du Parc national des Virunga. L’AFC/M23 affirme que des bâtiments ont été atteints et évoque également des victimes civiles.
D’autres frappes auraient visé Rubaya, importante zone minière du territoire de Masisi, ainsi que certaines localités du territoire de Minembwe.
Un cessez-le-feu de plus en plus fragilisé
Ces nouvelles violences interviennent dans un climat de fortes tensions malgré les engagements pris en avril dernier en Suisse par les différentes parties au conflit. Les violations répétées du cessez-le-feu alimentent les inquiétudes de la communauté internationale.
Vendredi dernier, le groupe de contact international pour les Grands Lacs réunissant notamment la Belgique, la France, les États-Unis et l’Union européenne avait déjà condamné la multiplication des violations du droit international humanitaire.
Le groupe avait également alerté sur l’usage croissant des drones dans le conflit à l’est de la RDC, soulignant les risques accrus pour les populations civiles.
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