Les militants de l’UDPS/Tshisekedi sont descendus dans les rues ce mardi 22 septembre 2026 à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, pour une marche de soutien aux institutions de la République et au processus politique porté par le pouvoir.

Dans la capitale cuprifère, le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe, ainsi que le président de l’Assemblée provinciale, Michel Kabwe, ont pris part à la mobilisation, selon des images et informations diffusées ce mardi.

Cette manifestation intervient une semaine après la marche annoncée par la coalition d’opposition C64 à Lubumbashi. Le 15 septembre, la mairie avait interdit cette mobilisation, invoquant l’interdiction des manifestations publiques dans la ville. La Police nationale congolaise avait ensuite annoncé des mesures pour faire respecter cette décision.

La marche de la C64 n’avait finalement pas pu se tenir. Des responsables de l’opposition avaient fait état de plusieurs interpellations et de blessés parmi leurs militants, des accusations rapportées notamment par Actualite.cd et Radio Okapi.

Delly Sessanga dénonce un traitement différent

Cette succession de manifestations alimente les critiques de certains responsables de l’opposition. Delly Sessanga dénonce notamment ce qu’il considère comme un « deux poids, deux mesures » dans le traitement réservé aux mobilisations de l’opposition et à celles du parti présidentiel.

Pour l’opposant, le droit de manifester doit s’appliquer à tous les acteurs politiques, sans distinction entre majorité et opposition. Il estime que l’autorisation et l’encadrement de la marche de l’UDPS, après l’interdiction de celle de la C64 à Lubumbashi, posent ainsi la question de l’égalité de traitement des acteurs politiques.

Sur le fond, l’UDPS avait annoncé sa marche du 22 septembre à travers le pays pour soutenir notamment le dialogue politique, les institutions et le processus référendaire. À Kinshasa, les autorités provinciales ont organisé une réunion avec les organisateurs afin d’harmoniser l’itinéraire et les mesures d’encadrement.

Delly Sessanga affirme par ailleurs que son camp entend poursuivre sa mobilisation politique en faveur du respect de la Constitution et contre toute modification permettanttrait, selon lui, un troisième mandat présidentiel.

La confrontation entre les deux mobilisations intervient donc dans un contexte politique marqué par le débat sur l’avenir de la Constitution et sur le calendrier politique de la RDC.


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