La Commission spéciale du Sénat chargée d’examiner le réquisitoire de l’auditeur général des FARDC a décidé de lever les immunités parlementaires de Joseph Kabila, ancien président de la République et sénateur à vie. La décision, rendue publique ce jeudi 22 mai, a été votée à l’unanimité par les 40 membres de la commission, sans aucune abstention ni opposition.

La résolution, désormais transmise à la plénière pour débat et validation, ouvre la voie à des poursuites judiciaires contre l’ancien chef de l’État, accusé d’avoir entretenu des liens avec la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda dans l’Est de la RDC.

Cette évolution marque un tournant majeur dans la vie politique congolaise, d’autant plus que Joseph Kabila bénéficie, en vertu de la loi n°18/021 du 26 juillet 2018, d’un statut spécifique lié à son rang d’ancien président élu. De nombreuses voix s’élèvent pour mettre en garde contre une « dérive institutionnelle », évoquant une tentative de manipulation des institutions à des fins politiques.

Les débats en plénière, très attendus, devraient déterminer si cette résolution sera adoptée définitivement, et si Joseph Kabila pourra être poursuivi dans le cadre de cette affaire explosive.

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