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Le discours de Joseph Kabila prononcé le 23 mai, six ans après sa sortie du pouvoir, continue de provoquer une onde de choc dans le paysage politique congolais. Tandis que l’ancien président dénonçait une « crise multidimensionnelle » et appelait à une « refondation nationale », plusieurs figures du régime en place ont vivement réagi. Parmi les voix les plus critiques, celle de Peter Kazadi, ancien ministre de l’Intérieur, s’est faite entendre sur le réseau social X.

Un discours jugé « contradictoire »

Dans un message au ton accusateur, Peter Kazadi reproche à Joseph Kabila de passer sous silence la présence avérée des troupes rwandaises sur le sol congolais, tout en s’opposant fermement à la présence de forces étrangères « légalement invitées par le gouvernement légitime de la République ». Il estime que cette posture traduit une incohérence stratégique et une volonté de déstabiliser le pays.

« Kabila ignore la présence de l’armée rwandaise mais demande à ce qu’on chasse les forces légalement invitées », a-t-il déclaré.

Un soutien implicite au M23 ?

Kazadi va plus loin en affirmant que Joseph Kabila se positionne en « porte-parole de Paul Kagame » et légitime indirectement les actions du groupe rebelle M23/AFC. Il accuse l’ancien président d’amplifier les revendications du Rwanda, de faire preuve de raccourcis tribalistes en s’adressant spécifiquement aux communautés swahiliphones de l’Est, et de chercher à raviver des tensions internes.

Il dénonce également un appel tacite à la désobéissance militaire, en insinuant que Kabila tente de s’attirer la sympathie de certains officiers qu’il aurait lui-même promus ou encadrés.

Un projet politique déguisé ?

Selon Peter Kazadi, cette sortie médiatique cache une ambition claire : préparer le retour de Joseph Kabila sur la scène politique, en se posant en ultime recours face au pouvoir en place.

« Il se revendique leader de toute l’opposition, s’engage sans mandat légitime et promet même de se battre comme militaire jusqu’au sacrifice suprême », a écrit Kazadi.

Le ministre accuse également Kabila de vouloir imposer un dialogue national sous couvert d’un discours réconciliateur, alors qu’il serait lui-même, selon Kazadi, à l’origine de nombreux désordres sécuritaires actuels.

Contexte tendu

Cette passe d’armes intervient dans un climat de tension extrême en RDC, marqué par une situation sécuritaire dramatique à l’Est, des accusations de fraudes lors des élections de 2023, des menaces de révision constitutionnelle, et la montée des revendications populaires face à la cherté de la vie.

L’échange entre les deux anciens poids lourds du régime renforce les interrogations sur l’avenir politique immédiat du pays, à l’heure où les appels au dialogue national se multiplient, mais sans consensus sur leur forme ou leurs objectifs.


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