Le samedi 15 mars 2025, à l’ouverture de la session parlementaire, le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a tenu un discours fort pour réaffirmer la souveraineté de la République démocratique du Congo (RDC). Il a insisté sur le caractère inaliénable des frontières nationales et la nécessité d’une mobilisation collective face aux menaces qui pèsent sur l’intégrité du territoire.
Une position ferme sur l’unité du pays
Dans son allocution, Sama Lukonde a martelé que la souveraineté de la RDC ne sera jamais négociée.
« L’heure est grave. Mais nous ne céderons pas. Le Congo restera un et indivisible. »
Ce message, à la fois solennel et intransigeant, exprime une volonté claire de ne jamais compromettre l’unité du pays, quelles que soient les pressions diplomatiques ou les dynamiques régionales.

Un contexte marqué par l’instabilité dans l’Est
Ces déclarations interviennent alors que la situation sécuritaire reste préoccupante dans l’Est du pays. Les combats opposant les Forces armées de la RDC (FARDC) aux rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, continuent d’alimenter une crise humanitaire de grande ampleur.
Face à ces défis, le Parlement se positionne comme un relais du sentiment national, appelant à une mobilisation générale pour défendre la souveraineté du pays.
Un équilibre entre dialogue et fermeté

Sama Lukonde a souligné l’importance des initiatives diplomatiques en cours, notamment à Nairobi et Luanda, tout en précisant que certaines lignes rouges demeurent infranchissables.
Il a également dénoncé les tentatives de déstabilisation orchestrées par des forces étrangères et des groupes armés, affirmant que la protection du territoire national ne saurait être l’objet de compromis.
Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, a soutenu cette position en exhortant les Congolais à se ranger derrière les FARDC pour garantir la paix et la sécurité du pays.
Un message clair avant les négociations avec le M23
Ces prises de position interviennent à quelques jours des négociations directes entre le gouvernement congolais et le M23, sous l’égide du président angolais João Lourenço.
Alors que ce processus diplomatique vise à trouver une issue à la crise, le Sénat rappelle avec force que l’intégrité du territoire congolais ne sera jamais mise en discussion.
« À ceux qui menacent notre pays, nous disons : nous ne reculerons jamais. »
En réaffirmant cette posture inébranlable, les institutions congolaises envoient un message fort à la fois aux partenaires internationaux et aux groupes armés : la paix en RDC ne pourra être bâtie qu’en respectant ses frontières et sa souveraineté.