Un partenariat “renouvelé” entre la France et l’Afrique
Marine Le Pen, cheffe des députés du Rassemblement National (RN), effectue une visite officielle au Tchad ce week-end à l’invitation du président Mahamat Idriss Déby. À Amdjarras, où le dirigeant tchadien séjourne durant le ramadan, elle entend promouvoir une vision alternative des relations franco-africaines.
Alors que l’armée française a quitté plusieurs pays africains, le RN critique la politique d’Emmanuel Macron, l’accusant d’avoir affaibli l’influence française par des décisions incohérentes. “On s’est fâché avec le monde entier à cause de lui”, commente son entourage.
Un déplacement à portée stratégique
Cette visite est l’occasion pour Marine Le Pen d’afficher une stature internationale, en abordant les crises africaines, notamment celles du Soudan et de la République démocratique du Congo. Le RN réclame des sanctions contre le Rwanda, accusé de soutenir les rebelles du M23.
C’est son deuxième déplacement au Tchad, après un premier voyage en 2017 où elle avait été reçue par Idriss Déby, père de l’actuel président. Un rapprochement qui s’inscrit dans sa volonté de réaffirmer des liens diplomatiques franco-africains basés sur le respect mutuel, selon ses mots.
Un enjeu électoral en toile de fond
À un an de la présidentielle 2027, Marine Le Pen tente aussi de renforcer son image de leader crédible sur la scène internationale. Un positionnement stratégique, alors que la question des relations franco-africaines et de la présence militaire française restent des sujets sensibles en France comme sur le continent.