Des secteurs économiques en difficulté

L’Union européenne traverse une crise industrielle majeure. Confrontée aux investissements massifs des États-Unis et de la Chine, elle peine à soutenir ses secteurs stratégiques. Sidérurgie, automobile, chimie et numérique : tous sonnent l’alarme à Bruxelles pour réclamer un soutien urgent.

Le 5 mars, les constructeurs automobiles ont alerté la Commission sur la baisse des ventes de voitures électriques et la menace pesant sur la métallurgie. Avant eux, la sidérurgie dénonçait une chute de 25 % de la demande en cinq ans, mettant en péril 310 000 emplois. Quant à la chimie, elle ne couvre plus que 60 % de la demande européenne, contre 75 % en 2006.

Un marché sous pression internationale

Si l’Europe s’inquiète, c’est aussi parce que ses entreprises sont de plus en plus dépendantes des GAFAM. Un exemple frappant : une suspension d’Office 365 par Microsoft paralyserait 80 % des entreprises du CAC 40.

Les crises récentes ont accéléré ce déclin : Covid-19, guerre en Ukraine, flambée des prix de l’énergie, concurrence chinoise, droits de douane américains… Pour l’ancien président de la BCE, Mario Draghi, et l’ex-Premier ministre italien, Enrico Letta, la situation est encore plus préoccupante que ce que l’on pense.

Des réponses encore insuffisantes

Face à ces défis, la Commission européenne mise sur des plans d’urgence et des aides sectorielles. Mais la stratégie reste centrée sur le sérieux budgétaire et les avantages fiscaux aux entreprises, sans réel plan industriel global pour rivaliser avec Pékin et Washington.

L’Europe doit-elle revoir sa copie ? Pour beaucoup, il est urgent de réinvestir massivement dans son appareil productif et son autonomie technologique pour ne pas voir son déclin industriel s’accélérer.

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