Le président Félix Tshisekedi appelle les membres de son gouvernement à davantage de discipline dans la conduite des relations avec les représentations diplomatiques étrangères. Lors du Conseil des ministres du 23 octobre 2026 à Kinshasa, le chef de l’État a dénoncé la multiplication des initiatives et des contacts non coordonnés avec les ambassades, estimant qu’ils risquent de fragiliser la crédibilité de la diplomatie congolaise.
Les Affaires étrangères au centre du dispositif
Selon le compte rendu officiel du Conseil des ministres, Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité de mieux encadrer les échanges entre les membres du gouvernement et les missions diplomatiques accréditées en République démocratique du Congo.
Le président a réaffirmé le rôle central du ministère des Affaires étrangères, appelé à demeurer le principal canal institutionnel et l’interlocuteur privilégié des représentations diplomatiques étrangères.
Cette orientation vise à assurer une meilleure cohérence des messages officiels, à éviter les démarches contradictoires et à renforcer la coordination des initiatives gouvernementales en matière de coopération internationale.
Un mécanisme permanent de coordination annoncé
Pour assurer le suivi de cette directive, la Première ministre est chargée de veiller à la cohérence des initiatives gouvernementales liées à la coopération internationale.
De son côté, la ministre d’État aux Affaires étrangères devra travailler avec la Primature à la mise en place d’un mécanisme permanent de coordination des relations avec les missions diplomatiques.
L’objectif est de mieux harmoniser les échanges avec les partenaires étrangers et de garantir que les démarches entreprises au nom de l’État congolais s’inscrivent dans une même ligne diplomatique.
Kinshasa et Bruxelles dans un contexte de tensions
Ce rappel à l’ordre intervient dans un contexte de tensions entre Kinshasa et Bruxelles, marqué, selon les informations rapportées, par des perquisitions en Belgique visant des proches du chef de l’État congolais.
Cette situation donne une dimension particulière à la volonté présidentielle de renforcer la coordination diplomatique. Toutefois, aucun lien direct de causalité ne peut être établi entre ces événements et la directive présidentielle sans éléments officiels supplémentaires.
Au-delà de cet épisode, cette décision remet en lumière un enjeu central pour la diplomatie congolaise : assurer une parole gouvernementale cohérente dans les relations avec les partenaires internationaux.
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