Face aux risques d’espionnage, de cyberattaques et de sabotage numérique, le président Félix Tshisekedi demande un audit de sécurité des infrastructures numériques publiques. Cette mesure, évoquée lors du Conseil des ministres du 23 octobre 2026, vise à renforcer la protection des systèmes informatiques stratégiques de la République démocratique du Congo.
La cybersécurité érigée en priorité nationale
Le chef de l’État considère désormais la cybersécurité comme un « impératif de sécurité nationale ». Selon le compte rendu officiel du Conseil des ministres, cette orientation fait suite à de récentes alertes internationales faisant état de vulnérabilités critiques dans les systèmes d’information publics.
Toutefois, le document ne précise ni la nature de ces vulnérabilités ni l’origine des alertes évoquées.
Les autorités congolaises redoutent notamment des intrusions informatiques susceptibles de compromettre des données sensibles, de perturber les services publics ou de fragiliser des infrastructures numériques essentielles au fonctionnement de l’État.
Plusieurs ministères mobilisés
Pour répondre à ces risques, le ministre des Postes et Télécommunications est chargé de coordonner, avec le ministre de l’Économie numérique, un audit de sécurité des infrastructures numériques publiques.
Les ministres de l’Intérieur et de la Défense devront, de leur côté, travailler avec les services de renseignement afin de renforcer la protection des systèmes informatiques sensibles relevant de leurs secteurs respectifs.
Le secteur financier est également concerné. Le ministre des Finances, en concertation avec la Banque centrale du Congo, devra veiller à la sécurisation des plateformes de gestion des finances publiques et des systèmes de paiement.
Cette mobilisation interministérielle traduit la volonté des autorités de traiter la cybersécurité comme un enjeu transversal, touchant aussi bien l’administration que la défense et les finances publiques.
Quels enjeux pour les services publics ?
Un audit de cybersécurité permet notamment d’identifier les failles techniques, d’évaluer les risques d’intrusion et de vérifier l’efficacité des dispositifs de protection existants.
Pour la RDC, l’enjeu est de prévenir les attaques susceptibles de perturber les services administratifs, de compromettre des informations confidentielles ou de menacer la continuité des opérations financières de l’État.
Reste à connaître les résultats de cet audit, les éventuelles vulnérabilités qui seront identifiées et les mesures correctives que le gouvernement décidera de mettre en œuvre.
À ce stade, le compte rendu officiel ne fournit pas de précisions sur les alertes internationales à l’origine de cette initiative.
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