Le Festival Likita Nyele, consacré au rôle de la culture africaine face à la mondialisation, s’est tenu le samedi 29 mars 2025 à Kinshasa, avec pour principal objectif de mettre en valeur la culture traditionnelle congolaise. Cet événement a été un cadre d’échange et de réflexion sur les enjeux et défis liés à la promotion et à la préservation des traditions africaines dans un monde globalisé.

Premier panel : Patrimoine, entrepreneuriat et responsabilité culturelle

Trois intervenants ont partagé leur expertise sur des thématiques essentielles :

  • Peguy a abordé le sujet du patrimoine culturel et de l’émancipation de la femme. Elle a défini le patrimoine comme l’ensemble des valeurs d’une société et souligné que l’émancipation féminine repose sur l’éducation et le travail. Selon elle, « éduquer une femme, c’est éduquer toute une nation ». Elle a également mis en avant le rôle croissant des femmes dans tous les secteurs, du ministère à la primature, grâce aux avancées en matière de parité.
  • Donel a mis l’accent sur l’entrepreneuriat culturel, insistant sur la nécessité d’entreprendre tout en valorisant les cultures africaines. Il a notamment souligné l’importance de promouvoir les produits et usages traditionnels comme leviers économiques.
  • Varlette a parlé de la responsabilité dans la préservation des valeurs culturelles africaines, insistant sur l’importance de transmettre ces valeurs aux générations futures.

Après ce panel, les participants ont eu droit à une prestation de danses traditionnelles congolaises, rappelant l’importance de la danse comme expression vivante de l’identité culturelle.

Deuxième panel : Numérisation, textile et droits des femmes

Le second panel a réuni trois autres intervenants :

  • Nathan a évoqué l’alphabétisation numérique et son impact sur les femmes dans l’agriculture. Il a souligné comment les outils numériques peuvent améliorer l’accès à l’information et aux marchés agricoles pour les agricultrices congolaises.
  • Moussa a mis en lumière les valeurs du textile congolais, en prenant l’exemple du textile du Kasaï. Il a expliqué comment ces tissus portent une identité culturelle forte et méritent d’être davantage mis en avant sur la scène internationale.
  • Cerise a abordé le droit des femmes et les défis actuels, rappelant que malgré les avancées, de nombreuses inégalités persistent et nécessitent des actions concrètes.

Après ce panel, une démonstration de coiffures traditionnelles a été réalisée, mettant en valeur un autre aspect fondamental de l’identité culturelle africaine.

Clôture et reconnaissance

Le festival s’est terminé par la remise de brevets aux participants et intervenants, en reconnaissance de leur contribution à la réflexion et à la promotion de la culture congolaise.

En définitive, le Festival Likita Nyele a permis de rappeler que la culture africaine, loin d’être un frein à la modernité, est une richesse à valoriser et à adapter aux défis contemporains.

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