Des discussions en cours pour une trêve
Alors que la guerre en Ukraine entre dans sa quatrième année, la perspective d’un cessez-le-feu total de 30 jours semble se préciser. Le président russe, Vladimir Poutine, a confirmé jeudi 13 mars qu’il était prêt à négocier, tout en insistant sur la nécessité d’apporter des nuances aux modalités de la trêve.
L’émissaire américain Steve Witkoff a passé plusieurs heures à Moscou pour discuter avec le président russe et transmettre des messages supplémentaires à Donald Trump. Le Kremlin affirme être “prudemment optimiste” et attend désormais un échange direct entre les deux dirigeants.
Des interrogations russes sur l’application du cessez-le-feu
Moscou questionne la mise en œuvre de la trêve, notamment la poursuite des livraisons d’armes à l’Ukraine et le mécanisme de surveillance du respect de l’accord. Le président américain, de son côté, a demandé à Vladimir Poutine d’épargner les soldats ukrainiens encerclés à Koursk, estimant qu’il existe une “grande chance” de mettre fin au conflit.
Malgré ces avancées, Washington a décidé de ne pas renouveler l’exemption accordée à certaines banques russes pour effectuer des paiements internationaux, signalant que les tensions économiques persistent.
Entre opportunisme et enjeux diplomatiques
Les experts estiment que Moscou cherche à gagner du temps, étant en position de force sur le terrain. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky accuse Poutine de vouloir saboter la diplomatie et exhorte les États-Unis à prendre des mesures fortes pour contraindre la Russie à la paix.
Toutefois, plusieurs observateurs notent que Washington et Moscou ont déjà trouvé un terrain d’entente sur certains points, notamment sur l’OTAN et les territoires occupés. Pour la Russie, la priorité est désormais de normaliser ses relations avec les États-Unis, un enjeu stratégique que Vladimir Poutine ne semble pas prêt à compromettre.