Le Tribunal arbitral du sport (TAS) examine ce jeudi à Lausanne le recours de la Fédération sénégalaise de football, qui conteste la décision de la CAF remettant en cause le sacre des Lions de la Teranga. Un dossier inédit qui pourrait redessiner les règles du football africain.
Vainqueur sur la pelouse ou dans les bureaux ? Le duel entre le Sénégal et le Maroc se poursuit désormais loin des stades. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) examine ce jeudi, à Lausanne, le recours introduit par la Fédération sénégalaise de football (FSF), qui conteste la décision de la Confédération africaine de football (CAF) concernant le titre de la CAN 2025.
L’affaire porte sur un sacre que le Sénégal considère comme acquis sur le terrain, mais dont la reconnaissance est aujourd’hui remise en cause au profit du Maroc.
Une audience à huis clos à Lausanne
À partir de 9h30, trois arbitres du TAS entendront à huis clos les représentants des fédérations sénégalaise et marocaine, ainsi que ceux de la CAF.
Le panel arbitral est composé du Français Gérald Simon, de l’Italien Luigi Fumagalli et de l’Allemand Ulrich Haas.
La procédure intervient après plusieurs mois de controverses autour de la décision de la CAF et de ses conséquences sur le résultat de la compétition.
Pas de verdict immédiat
Le TAS a précisé qu’aucune décision ne sera rendue à l’issue de l’audience de ce jeudi. Les trois arbitres entameront toutefois leurs délibérations dès la fin des débats.
Le verdict pourrait donc intervenir rapidement, même si aucune date précise n’a encore été communiquée.
Un dossier inédit dans le football africain
Au-delà du titre de la CAN 2025, l’affaire revêt une portée particulière pour le droit sportif africain.
« C’est un cas exceptionnel », estime Thibault Ulrich, chercheur en droit du sport à l’Université de Lausanne, cité par l’AFP. Selon lui, jamais une sélection n’avait vu un titre acquis sur le terrain et entériné par l’arbitre être ensuite remis en cause de cette manière.
La décision du TAS sera donc particulièrement scrutée. Elle pourrait non seulement déterminer le sort du titre contesté entre le Sénégal et le Maroc, mais également établir un précédent important sur la place du résultat sportif face aux décisions des instances dirigeantes du football.
Une chose est certaine : après la pelouse, c’est désormais le droit qui départagera le Sénégal et le Maroc.
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