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La députée provinciale Georgette Aroyo Mokobhe, élue du territoire de Wamba dans la province du Haut-Uélé, a été arrêtée cette semaine par les services de sécurité, soupçonnée de collusion avec les terroristes de l’AFC-M23, groupe armé soutenu par le Rwanda.

Une arrestation pour des raisons de sécurité nationale

L’information a été confirmée samedi par Emmanuel Arama, ministre provincial de la Communication et des Médias du Haut-Uélé, qui a précisé que l’arrestation de la députée ne relevait pas de la compétence du gouvernement provincial, mais de celle du gouvernement central, en raison des implications sécuritaires nationales.

« L’Honorable Georgette Aroyo a été interpellée pour des raisons liées à des activités rebelles. Son arrestation est du ressort du gouvernement central et des services de renseignement, qui la considèrent comme complice du Rwanda et de ses alliés du M-23-AFC dans le but de déstabiliser le pays », a déclaré Emmanuel Arama.

Un lien avec le sénateur Christophe Baseane Nangaa

Georgette Aroyo Mokobhe est également suppléante du sénateur Christophe Baseane Nangaa, dont la position suscite de vives réactions. Le porte-parole du gouvernement provincial du Haut-Uélé a exprimé sa tristesse face aux récentes prises de position du sénateur.

Ce dernier a notamment publié sur son statut WhatsApp une photo de son frère, Corneille Nangaa, lors de la prise de la ville de Goma par les rebelles du M-23, ce qui a été perçu comme un soutien tacite à la rébellion.

« Le gouvernement provincial déplore de voir le sénateur Christophe Baseane Nangaa encourager, à travers ses publications, son frère Corneille Nangaa à intensifier l’offensive contre la République démocratique du Congo et son peuple », a dénoncé Emmanuel Arama.

Un appel à la vigilance et au soutien des FARDC

Cette arrestation et les accusations portées contre des élus du Haut-Uélé interviennent alors que le gouverneur Jean Bakomito a récemment appelé la population à dénoncer tous les complices de l’agresseur rwandais et à soutenir :

  • Le Président Félix Tshisekedi
  • Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC)
  • Les Wazalendo, groupes d’autodéfense engagés dans la lutte contre l’occupation

La situation reste tendue dans l’Est du pays, où l’armée congolaise et les groupes d’autodéfense poursuivent leur résistance contre l’avancée du M-23.

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