la maison de l'humanitaire française travaillant pour l'Unicef tuée dans la nuit de mardi à mercredi.

Une humanitaire française travaillant pour UNICEF a été tuée dans une attaque de drones survenue dans la nuit du 10 au 11 mars à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo. L’annonce a été faite par le président français Emmanuel Macron, qui a exprimé la solidarité de la France envers la famille de la victime et appelé au respect du droit international humanitaire.

Des explosions dans la nuit à Goma

Selon plusieurs sources locales, au moins deux explosions ont été entendues vers 4 heures du matin dans la ville de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu.

D’après les premières informations, deux drones auraient survolé la zone.

  • Le premier serait tombé dans le lac Kivu.
  • Le second aurait frappé une résidence habitée par des travailleurs humanitaires et du personnel international.

L’attaque a provoqué un incendie important, endommageant gravement l’habitation visée.

Une humanitaire française parmi les victimes

le post x d’Emmanuel macron

Le groupe armé AFC/M23, qui contrôle actuellement la ville de Goma, évoque trois morts et plusieurs blessés.

Parmi les victimes figure une humanitaire française travaillant pour l’UNICEF, dont la mort a été confirmée par le président français Emmanuel Macron.

Dans un message publié sur le réseau social X, le chef de l’État français a adressé à la famille de la victime « le soutien et l’émotion de la Nation », tout en appelant à la protection des travailleurs humanitaires.

L’Union européenne condamne l’attaque

La commissaire européenne chargée de l’aide humanitaire, Hadja Lahbib, a également condamné l’attaque.

Elle a rappelé que les travailleurs humanitaires ne doivent jamais être pris pour cible, soulignant que le droit international humanitaire doit être respecté en toutes circonstances.

La résidence touchée abritait notamment des agents d’ECHO, le service d’aide humanitaire de la Commission européenne.

Un quartier sensible de Goma

Le bâtiment touché se situe dans le quartier de Katindo, près du lac Kivu.

Cette zone est connue pour accueillir plusieurs expatriés, diplomates et responsables politiques.

La résidence se trouve également à proximité de la maison d’Olive Kabila, épouse de l’ancien président congolais Joseph Kabila.

Cependant, rien n’indique pour l’instant que l’ancien chef de l’État était visé par l’attaque.

Des accusations et un climat de tension

Le groupe rebelle AFC/M23 accuse l’armée congolaise d’être responsable de l’attaque.

Pour l’instant, le gouvernement de la République démocratique du Congo n’a pas réagi officiellement à ces accusations.

De son côté, le ministre belge des Affaires étrangères Maxime Prévôt estime que cet incident ne serait pas isolé, évoquant une multiplication récente des attaques malgré les appels au cessez-le-feu.

Une enquête en cours

Après l’explosion, des équipes du mécanisme conjoint de vérification élargi de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs ainsi que des représentants de la mission de maintien de la paix de l’ONU, la MONUSCO, se sont rendus sur place.

L’objectif est d’établir les circonstances exactes de cette attaque dans un contexte sécuritaire déjà extrêmement tendu dans l’est de la RDC.

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