Face à la montée de l’insécurité dans la capitale de la République démocratique du Congo, les autorités provinciales annoncent de nouvelles mesures pour encadrer le secteur du transport urbain. Le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, impose désormais l’identification et la géolocalisation des véhicules, ainsi que la présentation d’une carte professionnelle pour les chauffeurs.
Une réforme pour renforcer la sécurité
La mesure entrera en vigueur le 23 mars prochain. Tous les chauffeurs opérant dans le transport urbain à Kinshasa devront présenter une carte professionnelle et leurs véhicules devront être identifiés et géolocalisés.
Selon les autorités provinciales, cette réforme vise principalement à renforcer la sécurité des habitants de la capitale, confrontés ces derniers mois à une recrudescence des actes de criminalité, notamment des enlèvements.
Dans un communiqué officiel, le gouverneur Daniel Bumba Lubaki a indiqué vouloir instaurer un meilleur contrôle du secteur et restaurer la confiance des usagers dans les services de transport.
Un contrôle généralisé du secteur des transports
Pour mettre en œuvre cette décision, le gouverneur a chargé le ministre provincial des Transports, Jésus Noël Sheke, d’organiser une vaste opération de contrôle dans la capitale.
Les autorités souhaitent également mieux encadrer les activités des voitures de transport avec chauffeur (VTC), un secteur en pleine expansion dans la ville.
L’objectif est d’identifier clairement les conducteurs et les véhicules afin de faciliter les enquêtes en cas d’incident et d’améliorer la traçabilité des déplacements.
Des exigences techniques strictes
Dans le cadre de cette réforme, plusieurs normes techniques seront désormais exigées pour les véhicules de transport urbain.
Tout véhicule devra notamment :
- disposer d’un système d’éclairage et de signalisation fonctionnel
- être équipé de rétroviseurs intérieur et extérieur
- posséder un avertisseur sonore
- être doté d’essuie-glaces fonctionnels
- avoir un pare-brise en bon état
- disposer de vitres intactes
- être équipé de pneumatiques conformes
- respecter les normes relatives aux émissions de gaz d’échappement
Les véhicules devront également répondre aux exigences concernant le réservoir et les canalisations de carburant.
Des sanctions prévues pour les contrevenants
Les autorités préviennent que tout véhicule ne respectant pas ces conditions sera immédiatement immobilisé.
Les véhicules non conformes seront conduits à la fourrière par la Régie des fourrières et du contrôle technique des véhicules de Kinshasa, avec possibilité de destruction conformément aux dispositions légales en vigueur.
Cette fermeté vise à assainir le secteur du transport urbain, souvent critiqué pour son manque d’organisation et de régulation.
Restaurer la confiance des usagers
Pour l’exécutif provincial, cette réforme doit permettre de rétablir un climat de confiance entre les usagers et les conducteurs.
Dans une ville aussi vaste et densément peuplée que Kinshasa, le transport urbain constitue un service essentiel pour des millions d’habitants qui dépendent quotidiennement des taxis, bus et motos pour se déplacer.
Les autorités espèrent que l’identification et la géolocalisation des véhicules contribueront à améliorer la sécurité, la transparence et l’organisation du transport dans la capitale.
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