Alors que le monde entier avait les yeux rivés sur le Vatican pour l’élection du successeur du pape François, une polémique inattendue a surgi autour de l’usage symbolique de la fumée noire. Le célèbre acteur nigérian Kanayo O. Kanayo a vivement critiqué ce code de couleur utilisé depuis des siècles pour signaler l’échec d’un vote papal.
Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, l’acteur s’est indigné :
« Lorsqu’ils échouent, c’est de la fumée noire. Lorsqu’ils réussissent, c’est de la fumée blanche… Cette idée que le noir est synonyme d’échec est ancrée dans les esprits. »
Un message qui, selon lui, alimente des préjugés raciaux et contribue à une perception négative de la couleur noire.
Proposant une alternative, Kanayo a suggéré que la fumée bleue soit utilisée pour signaler l’absence de consensus, et la fumée blanche conservée pour l’élection d’un pape :
« Supprimez la fumée noire. Ce n’est pas bon pour nous. »
Historiquement, le rituel de la fumée au Vatican remonte au XIXᵉ siècle. Initialement, l’absence de fumée signifiait qu’un pape avait été élu, tandis que la fumée (épaisse et sombre) indiquait le contraire. C’est en 1939, lors du conclave qui a élu Pie XII, que la fumée noire a été codifiée à travers l’usage d’un poêle spécifique. Depuis 2005, des produits chimiques sont utilisés pour rendre les fumées plus visibles : noire pour un vote non concluant, blanche pour un choix définitif.
Cette sortie médiatique de Kanayo O. Kanayo remet sur la table les questions de symbolisme des couleurs, souvent ignorées mais profondément ancrées dans les cultures. Elle ouvre un débat sur l’impact des symboles religieux dans les représentations sociales et raciales.