Le président de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), Martin Fayulu, revient à la charge. Dans une déclaration faite ce week-end sur Top Congo FM, l’opposant a proposé un départ anticipé du président Félix Tshisekedi et la mise en place d’un processus de transition dirigé par une personnalité consensuelle jusqu’en 2028.
Un “processus de Kinshasa” pour résoudre la crise de légitimité
Martin Fayulu, qui conteste toujours les résultats des élections de 2018 et 2023, qualifie la réélection de Tshisekedi d’« imposture démocratique ». Il plaide pour l’organisation d’un dialogue national rassemblant les forces politiques, sociales et religieuses, afin de désigner un dirigeant transitoire capable de « restaurer la souveraineté du peuple congolais ».
« Il faut un processus de Kinshasa, un cadre crédible et inclusif pour convenir ensemble de la personne qui peut assurer une transition jusqu’en 2028 », a-t-il affirmé, tout en précisant que ce processus pourrait, en théorie, confirmer Félix Tshisekedi, une hypothèse qu’il juge toutefois peu probable.
Un contexte politique tendu
Cette sortie intervient alors que les résultats des élections de décembre 2023 continuent d’être contestés par plusieurs acteurs politiques. Si l’idée d’un dialogue national refait surface, aucune réponse officielle n’a été donnée par la présidence à ce jour.
Vers une nouvelle crise politique ?
La proposition de Fayulu pourrait relancer les débats sur la légitimité des institutions issues des scrutins récents. Elle risque également de raviver les tensions entre pouvoir et opposition à un moment où la stabilité politique reste fragile.