Une catastrophe meurtrière relance le débat sur la gestion urbaine et les infrastructures de la capitale
Le gouverneur de la Ville-Province de Kinshasa, Daniel Bumba, s’est présenté ce vendredi 11 avril devant l’Assemblée provinciale pour faire le point sur les inondations qui ont frappé la capitale congolaise entre le 4 et le 6 avril. Le bilan est lourd : 43 personnes ont perdu la vie, plusieurs autres ont été blessées, et les dégâts matériels sont considérables.
Une situation dramatique dans plusieurs quartiers
Des quartiers entiers ont été submergés, des maisons détruites, et des routes rendues impraticables, isolant temporairement certaines zones. Le gouverneur a qualifié la situation de « dramatique » et a reconnu que les moyens déployés restent insuffisants face à l’ampleur de la catastrophe. « Nous avons mobilisé tous les moyens dont nous disposons pour secourir les sinistrés, mais la tâche reste immense », a-t-il déclaré.
Les députés provinciaux réclament des réformes structurelles
Face à l’ampleur des dégâts et à la récurrence des inondations dans la ville, les députés provinciaux ont interpellé l’exécutif sur les causes profondes de ces catastrophes : urbanisation anarchique, manque d’entretien des canalisations, et absence d’un plan d’assainissement durable. Plusieurs élus ont exigé des mesures urgentes pour renforcer la résilience de Kinshasa face aux aléas climatiques.
Un appel à la solidarité nationale et internationale
Le gouverneur a plaidé pour une coordination renforcée entre le gouvernement provincial, les services techniques, la société civile et les partenaires internationaux. Objectif : mettre en place des mécanismes de prévention efficaces, notamment dans les zones à haut risque, et anticiper les effets du changement climatique.
Une urgence humanitaire et une alerte pour l’avenir
Au-delà du bilan humain, cette nouvelle tragédie souligne la fragilité des infrastructures urbaines de Kinshasa. Elle pose avec acuité la question de la planification urbaine, de la gestion des eaux pluviales et de la responsabilité collective face à l’urgence environnementale.