La Police nationale congolaise (PNC) a annoncé, ce lundi, l’ouverture d’une enquête après la mort, dans des circonstances encore floues, du brigadier de 1ère classe Kabeya Senda Fiston, membre de la Police de circulation routière (PCR), décédé à Kinshasa en début de week-end.

Selon les sources d’ACTUALITE.CD, les faits remontent à mardi dernier. Alors qu’il était en service sur l’avenue de l’ex-24 novembre, l’agent aurait eu un échange houleux avec des policiers affectés à la garde de la Première ministre, Judith Suminwa. Ces derniers lui auraient reproché de ne pas avoir facilité le passage du cortège officiel. Une fois celui-ci écoulé, un major de la police, chargé de la sécurité rapprochée de la cheffe du gouvernement, serait revenu interpeller le brigadier. Ce dernier aurait été conduit au parquet, où il serait décédé quelques jours plus tard.

Une vidéo devenue virale montre un policier en tenue affirmant que son collègue aurait été tué après avoir tenté d’interpeller le cortège pour une infraction routière. Ce récit est en partie confirmé par une source d’ACTUALITE.CD au sein de la police.

La PNC appelle à la retenue

Dans un communiqué signé par Mavungu Mangoma Julien, le Service d’information et de communication de la PNC indique que « la justice militaire est saisie » et que les « investigations visent à identifier les auteurs pour les traduire devant la loi ».

Toutefois, la PNC qualifie certaines affirmations de « désinformation » et appelle à la retenue, évoquant la diffusion de contenus « mensongers » circulant à propos de cette affaire.

Une indignation croissante

Ce drame suscite une vive émotion à Kinshasa, où de nombreux Congolais dénoncent régulièrement les abus des forces de sécurité et l’impunité qui les entoure. L’ouverture de l’enquête est attendue avec attention, alors que l’opinion publique réclame des réponses claires et des sanctions contre les éventuels responsables.

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