À l’approche des élections du gouverneur, du vice-gouverneur et des sénateurs de la province du Kwilu, prévues pour le 2 avril 2025, des soupçons de corruption planent sur le processus électoral.
Selon le cadre de concertation de la société civile, des rumeurs circulent à Bandundu, évoquant des sommes d’argent allant jusqu’à 50 000 dollars américains et des jeeps qui seraient proposées aux députés provinciaux en échange de leurs votes.
Une justice passive ?
Le vice-président de la société civile, Placide Mukwa, a dénoncé l’absence de réaction des autorités judiciaires face à ces allégations :
“La justice a le rôle de rechercher les infractions en investiguant. Ils ont le devoir, quand ils entendent des soupçons, d’interpeller à la fois les députés et ceux qui viennent les corrompre.”
Il s’inquiète d’un possible laxisme de la justice, voire d’une complicité, si aucune action n’est entreprise.
Un système de corruption enraciné ?
Selon Mukwa, cette corruption électorale aurait des répercussions directes sur la gestion de la province :
“Ce sont des gens qui vont s’endetter auprès des banques ou de leurs mentors. Ensuite, ce sont les ressources de la province qui servent à rembourser ces dettes.”
La société civile appelle donc les services de renseignement et la justice à intervenir pour identifier et sanctionner les coupables, afin de garantir un scrutin transparent.
L’enjeu est crucial : ces élections doivent permettre l’émergence de leaders capables de gérer efficacement le Kwilu et non de représentants élus grâce à des pots-de-vin.