Les consultations en vue de la formation d’un gouvernement d’union nationale ont officiellement débuté ce lundi. Le conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité, Eberande Kolongele, a entamé une série d’entretiens avec plusieurs figures politiques majeures du pays.
Premières rencontres avec des personnalités clés
Au cours de cette première journée, Kolongele a reçu la Première ministre Judith Suminwa, le président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe, l’ancien Premier ministre Sama Lukonde, ainsi que des cadres influents de l’Union sacrée tels qu’Augustin Kabuya et André Mbata. Ces échanges s’inscrivent dans la volonté du président Félix Tshisekedi de constituer un gouvernement élargi, capable d’assurer une meilleure gouvernance face aux défis politiques, économiques et sécuritaires du pays.
Le choix d’Eberande Kolongele pour mener ces discussions reflète l’importance stratégique et sécuritaire de cette démarche. En tant que proche collaborateur du chef de l’État, il joue un rôle clé dans l’orientation de ces consultations.
Un gouvernement d’union pour apaiser les tensions
L’initiative de mettre en place un gouvernement d’union nationale intervient dans un contexte politique tendu. Après la nomination de Judith Suminwa comme Première ministre, la composition de son équipe reste un sujet sensible. L’enjeu est de trouver un équilibre entre les différentes forces en présence, tout en assurant l’efficacité du futur gouvernement.
La présence de Vital Kamerhe, personnalité influente du gouvernement et allié stratégique de Tshisekedi, ainsi que d’Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS, témoigne de l’importance de ces discussions. De son côté, Sama Lukonde, qui a dirigé le précédent gouvernement, pourrait jouer un rôle dans cette transition politique.
Quelle place pour l’opposition ?
Si ces premières consultations se sont concentrées sur des acteurs proches du pouvoir, la question de l’inclusion de l’opposition et d’autres sensibilités politiques reste ouverte. Un véritable gouvernement d’union nationale impliquerait une ouverture plus large, mais encore faut-il que les conditions d’un consensus soient réunies.
Le calendrier des consultations n’a pas été précisé, mais elles devraient se poursuivre dans les jours à venir avec d’autres acteurs politiques et représentants de la société civile. La composition finale du gouvernement sera un indicateur clé de la volonté d’inclusivité du chef de l’État.
En attendant, l’opinion publique suit de près ces discussions, espérant qu’elles aboutiront à la mise en place d’un gouvernement capable de répondre aux attentes et aux défis majeurs du pays.