Après plus de trois décennies d’inactivité, l’École nationale de criminologie de la République démocratique du Congo (RDC) reprend du service. Cette relance intervient dans le cadre des réformes entreprises par le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba Tungunga, afin de renforcer le système judiciaire congolais.

Un concours d’envergure après 35 ans d’arrêt

Depuis 1989, aucun concours n’avait été organisé pour intégrer cette institution pourtant cruciale dans la formation des inspecteurs judiciaires et experts en criminologie. La relance officielle a été marquée par une cérémonie présidée par le ministre de la Justice en personne, en présence de l’Inspecteur général de l’appareil judiciaire.

“Cette relance s’inscrit dans le cadre de la modernisation et du renforcement de notre système judiciaire. Nous avons besoin de professionnels compétents et intègres pour lutter efficacement contre le crime sous toutes ses formes”, a déclaré Constant Mutamba.

Le concours d’admission a attiré pas moins de 3 480 candidats, un chiffre qui témoigne de l’engouement pour cette institution et de l’intérêt des jeunes congolais pour les métiers de la justice et de la criminologie. Les épreuves se déroulent sur deux jours consécutifs dans les locaux de l’Université Pédagogique Nationale (UPC).

Une sélection basée sur le mérite

Un fait notable de ce concours est l’absence d’influence politique dans le processus de sélection. Plusieurs observateurs du secteur judiciaire saluent cette transparence, qui garantit une admission fondée uniquement sur le mérite.

La réouverture de l’École nationale de criminologie représente une avancée majeure dans les réformes engagées par le gouvernement pour renforcer l’État de droit et doter le pays d’un personnel judiciaire hautement qualifié.

Un tournant pour la justice congolaise ?

Si cette dynamique se poursuit, elle pourrait impulser d’autres réformes nécessaires à la modernisation du secteur judiciaire en RDC. L’enjeu est de taille : restaurer la crédibilité de la justice congolaise et former une nouvelle génération de professionnels capables de relever les défis sécuritaires et criminologiques du pays.

En attendant les résultats du concours, les candidats espèrent tous faire partie de cette relance historique et contribuer activement à l’amélioration du système judiciaire en RDC.

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