Un financement européen pour contenir l’épidémie

L’Union Européenne a débloqué 20 millions d’euros pour soutenir la lutte contre l’épidémie de Mpox (anciennement Monkeypox) en République Démocratique du Congo. Ce financement sera utilisé pour la mise en œuvre de projets pilotés par l’UNICEF, l’OMS et d’autres partenaires, afin de renforcer la prévention, la surveillance et la riposte aux épidémies dans le pays.

Ciblage des provinces les plus touchées

Dans une première phase, ces fonds seront destinés aux provinces les plus affectées : Équateur, Nord-Kivu, Sankuru, Sud-Kivu, Bas-Uele, Tshuapa, Kinshasa, Sud-Ubangi et Tshopo. Une deuxième phase prendra en charge les provinces moins impactées, notamment Ituri, Kasaï-Central, Kasaï-Oriental, Lomami, Kongo-Central et Haut-Uele.

Un appui stratégique aux infrastructures sanitaires

Grâce à ce financement, le gouvernement congolais pourra :

  • Renforcer les systèmes de surveillance épidémiologique
  • Sensibiliser les populations sur les symptômes et la prévention
  • Améliorer la collecte et l’analyse des données sanitaires
  • Former et soutenir les équipes médicales sur le terrain

Roger Kamba, ministre de la Santé, s’est félicité de cet appui :

“Ce soutien est essentiel pour améliorer la réponse face à cette crise sanitaire et renforcer nos capacités de surveillance et de prise en charge.”

De son côté, Nicolas Berlanga Martinez, ambassadeur de l’UE en RDC, a souligné l’importance du renforcement des structures publiques de santé :

“En cas d’épidémie, la réaction la plus efficace doit venir des structures locales. Nous sommes heureux d’appuyer ces efforts.”

Des actions déjà engagées par l’UE

Depuis septembre 2024, l’Union Européenne a livré 332 300 doses de vaccin contre le Mpox à la RDC. D’après les dernières statistiques du ministère de la Santé, le pays a enregistré 2 138 cas suspects, dont 23 décès depuis le début de l’année 2025.

Pour rappel, le Centre africain pour la prévention et le contrôle des maladies (CDC Africa) avait déclaré le 14 août 2024 que l’épidémie de Mpox constituait une urgence de santé publique, en raison de la flambée des cas sur le continent.

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